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 Sur les routes

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Yohan Moran
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MessageSujet: Sur les routes   Ven 4 Déc - 21:21

Voila maintenant 2 jours que Yohan sillonnait les autoroutes de ce qu’il restait de l’ancienne France, un pays ravagé par les météorites. Les pillards, adeptes de l’anarchisme n’arrangeaient rien, la moindre construction humaine qu’ils voyaient , ils la détruisaient, cela ne le dérangeait pas quand c’est des constructions de Dystopiens, mais faire sa à des pauvres gens sans défense était inexcusable selon lui . Voila maintenant 1 ans que cette situation dure, 1 ans que la catastrophe avait eu lui et 1 ans qu’il roulait dans son 4x4. Il avait trouvé ce véhicule par pur hasard lorsqu’il avait commencé son voyage à travers tout le pays.

Il arriva ensuite dans un petit village isolé, malheureusement, les Dystopiens ou les Anarchistes étaient déjà passé par la, pillant la ville de toute leurs ressources et tuant chaque hommes, femmes, enfants et vieillard qui ne se ralliaient pas à leurs cause. Le village était sans dessus dessous et plus personne n’était vivant. Il commença tout de même la fouille de chaque maisons pour essayer de trouver quelque chose d’utile et enterra par la même occasion les pauvres occupant dans leurs jardin respectif. Ils ont tous vécu l’enfer deux fois, la moindre des choses, c’est de réunir les membres d’une même famille une ultime fois dans une même tombe. C’est un dernier hommage au survivant de la catastrophe qui n’ont pas eu de chance.

Il finissait enfin dans la dernière maison du village, la même scène d’horreur, le cadavre d’un homme en décomposition avancé gisant au milieu du salon, près de lui, certainement sa petite fille vu les habits qu’elle portait. Les mouches le harcèlent pour qu’il quitte l’habitation, mais il avait toujours sur lui une bombe anti-mouche, toujours très efficace dans de tel moment, puis il se mit à essayer de reconstituer la scène dans sa tête.

Les larmes lui montaient aux yeux lorsqu’il compris que dans ses derniers instants, le père essaya d’attraper la main de sa fille pour qu’elle ne se sente pas seule. D’après les traces de sangs laissé sur le parquet, il a rampé de la cuisine jusqu’au salon. Pauvre homme, c‘est une fin trop horrible que de voir ceux qu‘on aime mourir sous nos yeux.

Le jeune homme essuya ses larmes du revers de sa main droite puis prenais ensuite la direction du deuxième étage et se retrouvant devant un long couloir avec trois portes grande ouverte, certainement les chambres. La première devait certainement être la chambre de la petite fille, papier-peint rose avec des fraises dessus et des peluches à perte de vue malgré le désordre. Rien de bien intéressant dans une chambre d’une si jeune fille.

La deuxième pièce était rempli de mouches, pas besoin d’être devin pour savoir qu’un autre cadavre était la, un coup de spray et on pouvait enfin voir une chambre d’une autre fille, plus âgée à voir la décoration sombre et gothique avec les nombreuses photos accrochés aux mur. Sur le lit, la fille en question, les habits en lambeaux avec un état de décomposition aussi avancé que son père et sa sœur, elle a certainement était violée puis tuée. Le jeune homme finissait enfin par la dernière chambre au fond du couloir, malheureusement, la même scène que précédemment, des mouches par millier, et une autre fille, plutôt une femme, certainement la mère, le même triste sort que sa fille.

Il enveloppa ensuite les corps dans des draps qu’il avait trouver dans une armoire, les emmenant dans leur jardin avec une pelle et creusant un trou assez profond pour pouvoir y mettre les quatre corps. L’apprenti croque-mort s’éloigna doucement de la tombe de la famille avec toujours ce petit pincement au cœur et fouilla une deuxième fois, mais rien de très intéressant.

Il ressorti de la maison, l’air était nauséabond, un odeur putride émanant de toute les maison environnante qui le faisait presque vomir. Le ciel s’assombrissait, les nuages noires proliféraient à l’horizon pour venir cacher le soleil, Yohan se précipita dans son 4x4 noir et resta silencieux pendant quelques minutes, réfléchissant à quoi faire. Puis sa radio se mit à grésiller, le faisant ainsi sursauté de surprise et l’arrachant de ses pensées. Il captait mal d’où il était et démarra son véhicule et empreintait la route par où il était venu pour enfin arriver sur l’autoroute.

Le jeune conducteur n’entendait que des mot par saccade, c’était certainement du à un brouillage quelconque

-… camp Utopiens attaqué par …*interférence*… demandons aide …*interférence*… 31 civil tués …*interférence*… pouvoirs …*interférence*… à l’est de l’ancien Paris …*interférence*… plus tenir très longtemps …*interférence*… femmes et enfants …*interférence*… vite s’il vous plait … *silence radio*

Ceux qui attaquaient le camps étaient soit les Dystopiens soit les Anarchistes mais sa mission était clair maintenant, éliminé tout ceux qui voulaient du mal aux Utopiens qui voulaient seulement vivre en paix et sa tombait bien, il n’était qu’a une cinquantaine de kilomètres de l’endroit indiqué. Malheureusement, l’essence commençait à lui manqué et il trouva une station d’essence assez rapidement. Descendant de sa voiture, il remarqua rapidement que pompe à essence avaient été trafiqué pour ne pas avoir a payer.

-Parfais, sa me fera gagné 30 minute facile …

Pendant qu’il faisait le plein, un bruit métallique lui viens aux oreilles, cela venait de derrière lui et au moment ou il allait se retourné pour voir ce qu’il se passait, une sorte de cylindre viens se posé doucement sur le dos du jeune homme.

-Donne nous juste tes clefs et tu resteras en vie.

Une voix d’homme, assez grave, le cylindre qu’il sentait devais surement être une arme. Le jeune homme se tourna doucement vers son agresseur, les mains en l’air. L’homme qui lui faisait face était gigantesque, 2 mètre à première vu et surtout très costaud. Crane rasé, aucun sourcils et de nombreuse cicatrice sur le visage, il était effrayant mais en même temps, il avait l’air complètement abruti .Il tenais une grosse mitrailleuse dans ses mains, mais ce m’est pas sa qu’il avait senti et commença à s’interroger.

-Heuu … sa va ? Tu as l’air dans les nuages …

-Ne t’en fait pas pour lui, il obéis juste aux ordres au doigts et à l’œil.


Il entendait quelque chose mais il ne voyait rien, certainement un pouvoir d’invisibilité.

-Tu te sert d’un pouvoir d’invisibilité n’est-ce pas ? Montre toi qu’on règle sa entre homme !

Puis il senti à nouveau le cylindre se poser sur lui, sur son nombril plus précisément, le jeune homme surpris, baissa la tête, et à sa grande surprise, il remarqua un petit bonhomme avec une taille qui arrivais justement au nombril. Yohan, avec un large sourire s’accroupissait devant celui-ci et lui caressait les cheveux.

-Mais c’est un bien beau petit garçon que je vois la ! Comment tu t’appelles ? (^w^)

-Ne me touche pas sale punk ! Disait le petit homme en lui enlevant sa main d’un revers de la sienne, sache que j’ai déjà 35 ans petit con et ne me parle pas comme si j’étais ton copain, ok ?

-WAAAAAAH ! Tu es plus grand que moi dis donc ! … nan je rigole hein . (XD)

Le nain, fou de rage pointa son revolver sur le front du jeune homme mais au moment de tiré, celui-ci dévia le canon de l’arme avec un doigt vers le ciel et entendit le coup de feu résonné jusqu’à l’horizon. Le silence revenu, il attrapa le révolver et l’arracha des mains du petit homme.

-Fiou j’ai eu chaud, tu sais que c’est dangereux de jouer avec sa, ce n’est pas un jouet tu sais, ta maman va t’engueulé tu sais ! (^^)

-Tu l’aura voulu blanc bec …

-Mais dis moi, le grand costaud la, c’est qui ? Ton papa ?

-Enflure, je te présente mon petit frère , Julien !
,le petit homme grimpa difficilement sur le géant pour enfin venir s’assoir sur l’épaule droite de celui-ci, et moi je suis Jules et nous sommes frère jumeau !

Un moment de silence se fit entendre au alentour puis le vent fit son entré …

-QUOI !? Pas possible … vous êtes jumeaux ? , ses yeux s’écarquillaient en même temps qu’il prononçait sa phrase.

-Héhé, sa t’en bouche un coin hein ! Disait-il en prenant un air supérieur

-Je ne me la jouerais pas grand bonhomme quand je suis perché sur un géant moi … (^^’)

Le petit homme rougissait de rage à en exploser et il pointa son doigt vers le jeune homme.

-JULIEN !! ORDRE PRIORITAIRE !! TUE CE GARS TOUT DE SUITE !!

Le colosse dirigea sa mitrailleuse vers Yohan tandis que celui-ci ne bougea pas d’un cil et commença à changer sa peau en métal avec un grand sourire. D’un seconde à l’autre, une pluie de balle déferlait sur le corps métallique du jeune homme l’égratignant à peine. Le chargeur enfin vide, notre jeune homme se redressa lentement toujours avec le sourire, et redonne à sa peau sa texture d’origine. L’homme de petite taille ne put s’empêché d’être surpris de le voir encore en vie, restant paralysé sur l’épaule de son frère, quand au dernier … toujours égale à lui-même …

-Bon c’est à moi de m’amuser maintenant … Julien, ordre prioritaire, assomme ton grand frère …

Le géant lâcha son arme et s’exécuta sans que le nain puisse y faire quelque chose. Celui-ci tomba lourdement au sol avec une tête assez marrante à voir.

-Wow, je ne pensais pas qu’il allais m’écouter … Julien, ordre prioritaire, met ton grand frère à l’abri et protège le, et aussi, prend tes propres décision.

Le géant pris son frère et l’amena à l’intérieur de la superette d’autoroute. Le colosse fixa Yohan à travers la vitre du magasin, tandis que celui-ci monta dans son véhicule et repris tranquillement son chemin.

-C’est dommage, je les aimais bien moi, surtout le petit, il me faisait bien rire.

30 minutes plus tard

Yohan roulais toujours dans son 4x4 sur une autoroutes déserte, il apercevais une grosse et épaisse fumée noire malgré le ciel assombrit par les nuages. Il commençais à se demander ce qu’il allait trouver la bas. Puis, plus loin sur la route, le jeune homme repéra deux silhouettes, mais trop flou car bien trop loin. Plus il se rapprocha et plus il était sur qu’ils se disputaient, puis d’un coup la personne encapuchonnée lui faisait un signe pour qu’il s’arrête. L’autre personne, un mec plutôt costaud avec un blouson en cuir noir et un zipo à la main, attrapa le bras de la première personne avec violence. Je m’arrêta à leurs niveau et baissa la vitre du coté conducteur.

-Il y a un problème ?

Un vent violent souffla d’un coup qui enleva la capuche de la personne qui s’était penché sur la fenêtre dévoilant ainsi une très belle jeune fille aux long cheveux d’ébène. Elle plongea ses beaux yeux vert dans celui du jeune homme, et, dans un mouvement vif et rapide, monta dans le véhicule.

-Heuuu … je vous préviens, je dois aller sauvé un camp d’utopiens, je n’ai pas vraiment le temps pour…

-Très bien parfais, je vous accompagne n’importe ou tant que vous m’éloigner loin de lui …

-Heuu … votre petit ami ne viens pas avec nous ?


Elle remit sa capuche sur la tête sans un mot puis il démarra le véhicule et senti quelque chose s’installer lourdement sur le toit. Une tête glissa doucement sur le pare-brise du 4x4. C’était le blondinet au blouson en cuir noir avec une expression d’horreur.

-Ne me laisse pas seul … ne me laisse pas seul !!
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Emilie Jade
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MessageSujet: Re: Sur les routes   Sam 5 Déc - 18:59

J'en avais marre... C'était assez... Vraiment trop éprouvant pour moi... Cela faisait un an. Un an que je vivais à Paris. Enfin du moins ce qu'il en restait. Enfin non, si je veux être exacte, cela faisait un an à peu près depuis que ces sept jours de feu nous étaient tombés sur la Terre. Disons que je ne considère plus rien venant de mon ancienne vie avant cela. C'était comme si j'entamais une seconde vie un an auparavant. Je voulais vraiment tout oublier de ma vie d'avant. Mais c'était de l'ordre de l'impossible. J'avais toujours la marque brûlante du passé en moi. Mais bon ce n'était pas cela qui me faisait être au bout du rouleau ça non...

Je me souviens encore. Avant, on disait sans arrêt que Paris étaient un monde totalement à part entière. C'est vrai, c'était comme dans toutes les capitales : les gens sont fous et ont des moeurs totalement différentes des autres villes ou de la campagne. Après tout, il y avait les boîtes de nuit qui servait à passer une nuit blanche d'enfer entre deux jours de boulots, le train de vie des travailleurs était vraiment incroyable car complètement rapide et harassant et pour finir, qui n'a jamais entendu dire: "Oh toi tu roules super mal, tu dois être un parigot"... Et je dois bien avouer que tout ceci était on ne peut plus vrai...

Et tout ceci aurait pu changer. On aurait pu s'attendre à ce que cette catastrophe ait changé en bien la psychologie de ses habitants mais... Non... Je dirais même que cela a empiré... Pour y avoir vécu, je vous dirais qu'on y a trouvé cette dernière année les pires crimes, vols et destructions gratuites qui se sont déroulés en France. A Paris, tout le monde est ennemi. L'autre est par définition quelqu'un qui veut te nuire, t'extorquer les maigres biens que tu as pu amasser après la catastrophe... C'était comme partout ailleurs... Il y avait ceux qui ne voulaient que de la tranquillité après un désastre et ceux qui voulaient en profiter pour asservir tout le monde et réaliser leurs desseins...

Alors moi, j'étais comme la plupart des gens: je me cachais. Enfin non, j'étais pire que la plupart des gens. Je ne sortais quasiment jamais. J'avais trop peur de sortir, que l'on découvre ma cachette, que l'on me vole, que l'on vienne me violer et me tuer. Après avoir vécu tout ceci, je ne pouvais pas le permettre. Et même si je savais bien me défendre avec la plupart des choses qui me passaient sous la main... Je restais toute seule.... Et ces gens là étaient souvent en bande... Et quand bien même il n'y avait qu'une personne... C'était en général les plus puissants et je n'avais sûrement pas le niveau suffisant pour les battre...

Alors je suis restée terrée sous terre, dans ma petite cachette souterraine. C'était vraiment extraordinaire. Je me souviens avoir voulu m'abriter dans les catacombes de Paris pour me protéger des bêtises des autres. Vous n'avez sûrement aucune idée de la longueur que pouvaient occuper les catacombes sous Paris. C'était impressionnant. Presque 2 km de galeries pavées d'ossements. Bon d'accord c'était assez glauque... Mais du coup, personne n'y venait... Mais le mieux c'était qu'à un détour du couloir, j'avais trouver la mine d'alibaba. Tout le couloir s'était écroulé à cause d'un impact de lune. Mais le mieux, c'était que juste au-dessus, il y avait eu un magasin de grande distribution qui lui aussi s'était écroulé sous l'impact. Alors devinez qui a profité de son écroulement et de toutes les provisions qui s'étaient déversées dans les catacombes? Very Happy

Alors j'avais tenu un an... Un an toute seule dans mes catacombes sans qu'on y vienne m'y embêter. Mais... Le magasin avait fini par me livrer tous ses trésors... Et ce malgré mes économies d'eau et de nourriture. A présent je devais migré... Me trouver un nouvel endroit pour vivre... Sortir de ma cachette et affronter l'horreur de la vie en dehors... Affronter l'horreur des autres et la peur qu'ils m'inspiraient. Mais je ne pouvais m'y résoudre... Pas en ayant entendu tous ces bruits horribles que j'avais entendu quand j'arpentais les catacombes pour faire mon sport ou pour m'occuper... Alors, j'avais décidé de quitter Paris. Essayer de trouver un endroit mieux que celui ci. Un endroit où je pourrais vivre en relative sécurité... Seule de préférence et surtout si un tel endroit existait...

Alors un beau matin, très tôt, à l'heure où l'agitation était la moins puissante à Paris, je me suis enfuie. j'ai emprunté les petites rues et les petites ruelles qui étaient encore existantes, à savoir plus des masses... Et j'étais sortie de la ville. Du moins, pouvons vraiment savoir si l'on est sorti de Paris? La capitale après tout est prolongée de part et d'autres par d'autres villes... Tout ce dont je savais, c'était qu'il fallait que je m'en aille rapidement car les bruits de voiture que j'entendais régulièrement derrière moi ne me rassuraient pas le moins du monde... Régulièrement, je m'arrêtais pour refaire mes provisions dans le sac à dos que j'avais emmené avec moi contenant le peu d'affaires dont j'avais besoin mais à chaque fois, ce même bruit de voiture me faisait me dépêcher pour repartir. C'était comme si quelqu'un me suivait et ça en était énervant.

Puis, un beau jour, je me suis retrouvée devant le commencement d'une autoroute... Là, j'avais eu un gros coup de déprime... Vous ne pouvez pas savoir à quel point on se sent désespéré, sans voiture, à savoir pertinemment qu'il vous faut marcher tout au long de cette autoroute si vous voulez avoir une petite chance de mourir de vieillesse... Ca en était pitoyable... Et je me souviens que je me suis écroulée là, en plein milieu de l'autoroute à quatre voies détruite par endroit et complètement vide de voiture utilisable... Complètement vidée de toute motivation, préférant presque aller dans le quartier le plus chaud de Paris.

Puis, d'un coup mon sang se glaça. Je venais d'entendre ce bruit... Ce ronronnement de moteur... Ce petit clic régulier qui tintait régulièrement... Ce bruit d'ensemble qui m'avait accompagné durant presque tout mon voyage. Ce bruit qui avait fini par devenir une hantise.... Et cette fois ci, ce bruit se rapprochait vraiment vite... A tel point qu'il ne mis pas longtemps pour arriver à ma hauteur... et à cesser dans un crissement de pneu sur le sol. Moi, je me contentais de rester droite comme un piquet, tendue à l'extrême, n'osant même pas me retourner, de peur que l'on prenne cela comme une menace et que l'on s'en prenne à moi...

Juste après, j'entendis une portière s'ouvrir et des pieds se poser à terre, entendant également toujours ce petit clic régulier et agaçant dans ce genre de situation car étant un facteur en plus de tension... Puis, les bruits de pas se dirigèrent vers moi, faisant crisser les quelques petits cailloux et graviers sous les chaussures de la personne. Puis, une main finit par ce poser sur mon épaule tandis qu'une voix masculine s'élevait dans les airs derrière moi :



- Un problème ma p'tite daaaaame?



L'homme n'avait même pas fini sa phrase qu'il s'était retrouvé les quatre fers en l'air, plaqué au sol par un coup de pied bien placé dans sur les pieds de mon "agresseur". Très rapidement, je m'étais débarrassée de mon sac à dos et plaquais mon adversaire au sol, collant la lame de mon poignard caché dans ma ceinture tout contre sa gorge, prenant un air pas du tout contente et laissant par la même occasion ma capuche retomber sur mes épaules, libérant mes longs cheveux au vent.


- Qu'est ce que tu me veux? Pourquoi tu me suis?


- Ahah tout doux, tout doux... Jamais je ne voudrais de mal à une si jolie demoiselle...

- Réponds à mes questions!

- D'accord, d'accord... Je vais te le dire... Mais enlève ce poignard de ma gorge s'il te plaît... Je ne suis pas très à l'aise là...

- ...



Lentement, sa main vint se poser sur la mienne qui tenait l'arme blanche et avec douceur, il éloigna la lame de sa gorge sous mon regard noir et méfiant. Sa poigne sur ma main était ferme et puissante. J'avais beau résisté de toute ma force, rien n'y faisait, ma main était comme broyée... Ses yeux dans les miens, il semblait amusé et satisfait, surtout lorsqu'il m'obligea à lâcher le couteau par une petite torsion. Et j'étais vraiment inquiète lorsque j'ai vu le regard avec lequel il me dévorait des yeux... Et avec tout ceci, personne n'avait remarqué la petite lumière rouge qui s'était manifestée à l'endroit où le jeune homme me tenait le poignet...


- Ah... Voilà qui est mieux... Je n'aime pas me sentir menacé par une arme...

- ... Lâ-chez-moi!

-Tout doux... Il faut savoir profiter du temps qui est à notre disposition... Sympa le collier...


Lui jetant un regard noir, je m'empressais d'utiliser ma main de libre pour venir cacher le seul objet qui me reliait à ma famille... Un petit trèfle noir que ma mère avait acheté pour passer mes examens. Il était sensé me porter chance. Et cela avait plutôt bien marché jusque là... Trop bien marché d'ailleurs... Il était hors de question qu'on me le vole ! Plutôt mourir ! Voyant ma réaction, un sourire amusé passa sur le visage du blondinet que je bloquais. J'y avais pas fait attention jusque là mais... Il était vraiment mignon... Enfin bref... Là n'est pas le sujet u_u Après m'avoir détaillé quelques instants, son emprise finit par se desserrer sur ma main, gardant ce fichu sourire sur son visage. Le foudroyant toujours du regard, je joignais mes deux mains pour venir masser celle qui de sa force était devenue douloureuse... Il m'avait fait mal cet abruti... Et ce pervers semblait réellement apprécié d'être sous moi à califourchon sur lui...


- Voilà... Tout doux... Je ne te veux pas de mal moi... Au contraire...

- ...

- Hum... Tu n'es pas très bavarde toi... Alors soit, je vais répondre à ta question... Je ne vais pas te mentir, je te suis depuis un petit moment déjà... Tu m'as intrigué à partir de bonne heure avec cet accoutrement bizarre... Et j'ai plutôt bien fait on dirait hein ?

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Laisse moi tranquille. Je n'ai pas besoin d'aide.

- Aha ! Coriace toi ! Le soucis vois tu c'est que je me suis toujours promis de défendre les jeunes et très jolies jeunes filles... Alors je ne peux pas me résoudre à t'abandonner comme cela à une mort certaine... Cela va contre mes principes.

- Je n'ai que faire de tes principes. Je t'ai dit je n'ai pas besoin d'aide. Je me débrouille très bien toute seule.

- Ah bon... Dans ce cas... Cela change tout... Dommage, j'étais sûr que ma voiture t'aurais plue...

- ...



Avec un grand sourire en coin, l'homme me fit un clin d'oeil, saisit mes poignets, inversa nos rôles et je me retrouvai ainsi sous lui à califourchon... Essayant de résister un peu pour la forme, je fus glacée lorsque je le vis hésité pendant quelques secondes avant de se lever de sur moi. C'était comme s'il venait de résister à faire quelque chose dont il aurait eu envie de faire... Mais, a la place, il s'éloigna de moi en retournant vers sa voiture et en poussant un petit "A plus!", nonchalant. Dans ma tête toutes sortes de batailles de pensées avaient lieu. Je ne savais pas si je devais l'arrêter et utiliser sa voiture pour qu'il m'emmène loin d'ici... Parce que je n'avais absolument pas envie de me faire l'autoroute à pied... Et puis, une voiture c'était très rapide... Mais en même temps, je ne connaissais pas cet homme... Et il avait plutôt l'air taré... Il m'avait suivi... Et il pouvait me retourner comme un brin d'herbe... Il fallait que je prenne une décision... Et vite !


- Euh... Attends ! Je... Hum... Je me demandais où tu allais exactement avec ta voiture...


Rapidement, je m'étais relevée, époussetant distraitement mes affaires et regardant ailleurs pour ne pas voir le regard triomphant et hilare de mon interlocuteur qui ne manquerait pas de se moquer... Mon poignard rangé, je remontais timidement mes yeux vers lui et le vis, un sourire en coin satisfait, à deux pas de sa voiture et qui me regardait jouant avec un zippo qui apparemment faisait le petit bruit agaçant depuis tout à l'heure...


- Moi ?... Je vais là où les jolies demoiselles me portent...

- ... Est ce que tu crois qu'il y aurait une place pour que j'y aille aussi...

- Hum... Laisse moi réfléchir... Bien sûr qu'il y en a une ! Allez monte !


Avec un grand sourire, l'homme se retourna vers sa voiture, m'invitant d'un geste à monter dedans. Pour ma part, je restais un court moment immobile, me demandant encore si j'avais bien fait de lui demander ce service... Toute ma conscience me criait de ne pas monter... Et pourtant... Je pris mes affaires et je montais du côté du passager avant prenant presque immédiatement une posture défensive et renfermée sur moi-même. Le blondinet, apparemment plutôt content, se tourna vers moi et se présenta:


- Moi c'est Björn Henrikssen! Comment tu t'appelles...?

- ...

- Hum... Et bien... Enchanté de faire ta connaissance alors...



(...)



Cela faisait maintenant une heure que l'on se trouvait sur l'autoroute... Et pourtant, on était encore trop proche de Paris... Enfin, trop proche à mon goût... Et on avait beau être seuls dans cette voiture, aucun de nous deux ne parlait. A vrai dire, Björn avait essayer de lancer deux trois sujets de conversations mais il se heurtait à chaque fois à un mur de silence accablant. C'est triste à dire mais... Je n'aime pas du tout les gens. Du moins je ne les aime plus. Je n'ai plus aucun plaisir à être avec un être humain... Et cela se traduisait par mon attitude froide et distante. Cela ne devait pas être du tout amusant pour lui... Enfin, je m'en foutais un peu... C'était lui qui m'avait proposé son aide après tout... Puis, d'un coup, je lâchais la première parole débitée depuis que j'étais entrée dans cette voiture:


- J'ai besoin d'aller aux toilettes...


Etonné, l'homme s'arrêta sur le bord de la route tranquillement, sans dire un mot, sortant de la voiture en même temps que moi pour se dégourdir les jambes certainement... D'un regard je le dissuadai de me suivre et je partis chercher un coin isolé et caché pour y faire ce que j'avais à faire. Et malheureusement, cet endroit était assez loin de la voiture...

Sur le chemin du retour, une énorme explosion retentit, me faisant écarquiller les yeux de surprise et me faisant immédiatement courir vers la voiture et Björn pour qui devait sûrement être mort s'il était resté près de la voiture... Tout ce dont je voyais à l'endroit où j'étais étaient des volutes de fumées d'un noir d'encre tout autour de la voiture et de hautes flammes lumineuses qui semblaient aspirées par le ciel. Sans un mot, mes pas rapides finirent par me conduire au lieu de l'accident, arrivant à quelques pas de la voiture, n'allant pas plus loin pour éviter de me blesser ou de m'étouffer par la fumée. Avec horreur, je contemplais la scène, bouche-bée, voyant tout à coup mon seul moyen de locomotion partir en fumée devant moi avec mes provisions et mes quelques vêtements de rechange... Je n'avais plus rien... Plus rien à part mon poignard...

J'étais vraiment dégoûtée. Blasée presque et bien sûr horrifiée car pour moi, Björn venait d'y passer... Mais bon, je ne l'avais pas connu tant que ça alors je n'allais pas non plus pleurer mais... C'était dommage, il avait l'air mignon et gentil... Alors, dépitée, je me suis mise à marcher, n'attendant plus rien de cette carcasse en flamme. Je n'avais plus que ça à faire, en espérant tomber vite sur une station essence proche dans laquelle je pourrais me refaire... tranquillement, je m'avançais pendant quelques mètres sur une voie d'autoroute, le moral à zéro. Je n'avais même pas vu Björn qui venait de sortir de la fumée derrière moi et qui se mit à me suivre, toussant et titubant légèrement avant d'arriver à marcher droit. Et même lorsque j'entendis sa voix s'élever dans les airs, je ne fis aucun geste ni n'eut aucune réaction. Je soupirai même.

En réalité, il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'une voiture n'explose pas toute seule. Même dans nos temps obscurs... Et quelque chose me disait qu'un gars qui ne faisait que jouer avec son zippo à longueur de journée n'était pas pour rien dans ce "petit incident"... Alors, j'étais persuadée que c'était lui le responsable. Quoiqu'il ait fait. Il m'avait perdre plus de choses qu'il ne m'en avait fait gagné. Bref en fait, il aurait même presque dû mourir... En plus, il pouvait être très collant et agaçant quand ça lui prenait. Et je n'aimais pas ca du tout...



- Hey ! Attends moi !

- Quoi ?! T'attendre?!!
explosai-je furieuse. Tu peux me dire pourquoi j'attendrai quelqu'un qui a détruit le seul moyen de locomotion dont je disposais et qui m'a fait perdre tout ce que je possédais en me laissant seule au milieu de nulle part ?

- Mais... Je n'ai rien fait... Ce...

- Ne te moque pas de moi ! Je suis pas la petite pute du coin, conne comme ses pieds et à qui tu ferais tout gober. Je ne suis pas folle. Ton zippo y est forcément pour quelque chose dans tout ça ! Maintenant dégage et laisse moi tranquille ! Tu en as déjà trop fait !

- Mais non... Attends ! Je ne veux pas être tout seul moi !

- Il fallait y réfléchir avant de foutre le feu à la voiture ! Va t'en !

- Je ne veux pas !



Durant toute cette rixe, ni lui ni moi n'avions remarqué qu'une voiture s'approchait de nous, intrigué par ce qui pouvait ressembler à une scène de ménage. Moi, j'étais trop préoccupée par sa main qui venait de me saisir le bras un peu violemment, pour m'empêcher de continuer à avancer et pour me tourner vers lui, sûrement pour que je lui parle en face. J'étais furieuse et lui était plutôt assez désespéré... Mais avant que je ne puisse l'envoyer balader avec une de mes répliques sanglantes, la voiture, un 4X4 plus précisément, arriva à notre hauteur et son conducteur nous demanda si tout allait bien. Enfin "nous"... Je pense qu'il s'adressait plus à moi qu'à Björn vu comment il me tenait...

Etrangement, le blondinet desserra rapidement sa prise et je pus me dégager de son emprise d'un coup sec parsemé de regards noirs. Puis, sans hésiter, je me rapprochais du véhicule, seule source possible de ma subsistance sur une autoroute tandis que le vent s'amusait encore une fois à m'enlever la capuche de ma cape. Saleté de vent... Je le déteste... Puis tranquillement, je regardai le jeune homme et montai dans la voiture par la fenêtre, décidée en réalité à ne pas lui laisser le choix de m'emmener... Je crois qu'en cet instant, j'étais tellement furieuse que c'était soit ça soit je le tuais... Il avait pris le bon choix...



-Heuuu … je vous préviens, je dois aller sauver un camp d’utopiens, je n’ai pas vraiment le temps pour…

-Très bien parfait, je vous accompagne n’importe où tant que vous m’éloignez loin de lui …

-Heuu … votre petit ami ne vient pas avec nous ?


C'était LA chose à ne pas dire... Me dire que cette sangsue était mon petit ami... Jamais de la vie ! Il ne m'apportait que des ennuis... Mais bon, le nouvel, et bel, inconnu avait accepté sans problème alors je ne pouvais pas amocher mon conducteur, d'autant que je ne savais pas conduire... Je me contentais juste alors que de remettre ma capuche sur la tête pour clore la discussion et revenir dans mon habituel mutisme.... Mais c'était sans compter Björn qui se mit à faire n'importe quoi pour ne pas se retrouver seul, me donnant certainement la plus grande honte de ma vie... Lassée et fatiguée, je passai une main sur mon visage comme pour en chasser les mauvaises pensées et me mis à l'ignorer complètement, détournant le regard par la fenêtre que j'avais remontée.


- Je ne le connais pas je vous rassure... Il ne connaît même pas mon nom... Roulez, il finira bien par tomber un jour...
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Björn Henriksen
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MessageSujet: Re: Sur les routes   Dim 6 Déc - 18:32

Voilà quelques jours que mon message est passé sur les ondes.... Il ne me reste plus qu'à attendre que cela fasse son chemin.... Dire que cela fait un an maintenant... Un an que la Terre a été ravagé par les « Sept jours de feu ».... Un an que mes parents sont morts en allant « faire leur travail » sur l'un des sites les plus touchés.... Un an durant lequel aucun gouvernement n'a admit sa responsabilité concernant la destruction partielle de la Lune.... Un an pendant lequel j'ai passé mon temps à retrouver des jeunes femmes mortes sous les décombres.... Un an au bout duquel j'ai enfin décider d'abandonner ce job de journaliste détective pour passer à autre chose.... Un an pour me décider de tourner la page et mettre mes dons, qu'ils soient surnaturels ou pas, au service des mortes et des vivantes...

[cling]

De toute façon, ça ne sert à rien de ressasser le passé.... Ce qui est fait et fait.... Et ruminer dans mon coin ne servira pas à grand chose...

[cling]

Cela fait maintenant deux jours que j'arpente la ville de Paris dans la « Mini Cooper » que ma « Patronne » m'a filée. En effet, j'ai rencontré un groupe de Bikers et à la tête de la bande se trouvait un fort joli brin de fille. Apparemment, je devais bien lui plaire puisque je n'ai eu qu'à frapper deux de ses sbires pour qu'elle m'engage et me confie une belle Mini rouge-cendre décapotable...

[cling]

Donc comme je le disais, j'arpente Paris depuis deux jours en compagnie des fameux bikers. Je viens de passer une nuit blanche dans la voiture en planque dans le quartier qui m'a été confié pour cette nuit... Normalement, elle n'était pas censé être blanche, mais il faut avouer, que l'on dort assez mal dans une mini quand on la passe avec une une jeune fille désespérée qui s'offre à vous et qui vous abandonne à l'aube après une nuit torride...

[cling, clic, clic, vroufffff, cling]

Ah une petite cigarette le matin... Rien de mieux pour savourer les derniers instants de cette magnifique nuit de « pleine » Lune... L'aube pointe déjà à l'horizon..... Dans une petite demi-heure la patronne viendra me chercher.... Je sens que je vais la laisser tomber, elle et ses merdeux....

[cling]


- C'est quoi ce bruit ?

[cling]

Alors que je tourne la tête vers l'origine de ce qui ressemble à des bruits de pas, je vois sortir d'une ruelle une silhouette avec une cape, capuche relevé sur sa tête. Ni une, ni deux, je prends mes jumelles et je décide de l'observer plus attentivement.... Cette démarche souple, ces formes, la manière dont elle retient la capuche de tomber.... Aucun doute ! C'est une jeune femme....

[cling]

Que faire... Je la suis ou pas ?... Bah de toute façon, ça sera toujours mieux que ma patronne actuelle... De toute façon, je n'ai en aucun cas besoin de son accord pour rompre le notre. C'est décidé, je la suis...
[cling]

Je reste à bonne distance d'elle et je la vois s'arrêter dans un supermarché détruit. C'est le moment de l'accoster... Tiens elle repart en accélérant le pas... Elle a dû m'entendre arrivé.... Faut dire que il n'y a pas grand monde dans ce coin....

[cling]

Ce manège dura pendant deux jours et à l'aube du troisième jour, alors que je m'étais arrêter pour faire le plein en sachant où se dirigeait ma proie, j'entends des motos approcher....Et comme je le pensais, il s'agissait bien de la patronne et de ses muscles.


- Alors, Björn, on me fausse compagnie ?

- Salut Eva....

- Réponds !

- J'ai pas de compte à te rendre, Carl...

- Connard !


Le dénommé Carl me fonce dessus et cherche à me mettre une droite... Que j'esquive sans problème et je profite de sa surprise pour lui coller une magnifique droite qui l'envoie au sol tandis que mon réservoir se remplit tout seul...D'ailleurs, je profite de la surprise générale pour aller couper le siphon que j'ai pratiqué sur une des voitures de la rue, pour fermer mon réservoir et remonter dans Ma nouvelle voiture.


- Bon, Eva, ça ma fait plaisir de te rencontrer et de te côtoyer ces derniers jours, mais vois-tu, nos chemins se séparent ici...

- Po...

- Non ce n'est pas la peine d'essayer de me retenir...Ma décision est définitive....Et me suivre ne te servira à rien, très chère. Allez à une prochaine fois peut-être !


Je profite du moment de confusion que je viens de provoquer pour me carapater avec la Mini et prendre la direction de l'autoroute la plus proche, sur laquelle ma proie devrait être...

[cling]

Assez content de moi, je finis par la repérer et grâce à mes jumelles continue ma filature... Quand soudain, je la vois s'écrouler sur la route. Je vais pas rester là à le regarder mourir quand même...Surtout qu'Eva est surement en chasse pour récupérer sa bagnole...

[cling]

Je m'approche donc et m'arrête à quelques pas d'elle. Je laisse le moteur en marche et je descends avant de me diriger vers elle.



- Un problème, ma p'tite daaaaame ?


Avant que je comprenne quoi que se soit, je me suis retrouvé dos contre goudron, lame contre gorge, la jeune femme à califourchon sur moi. Sa capuche venait de tomber sur ses épaules, libérant ses cheveux dans le vents.

- Qu'est-ce que tu me veux ? Pourquoi tu me suis ?

- Ahah tout doux, tout doux.... Jamais je ne voudrais de mal à une si jolie demoiselle....

- Réponds à mes questions !

- D'accord, d'accord... Je vais te le dire... Mais enlève ce poignard de ma gorge s'il te plaît... Je ne suis pas très à l'aise là...

- ...



Tout sourire, je pose ma main sur la sienne pour éloigner la lame de ma gorge. Malgré la résistance qu'elle essayait de m'opposer, je n'eut aucun problème pour complètement éloigner sa main et la désarmer d'une légère torsion. Pendant ce petit jeu de main, j'en ai profité pour la dévisager et plonger mes yeux dans les siens, avides d'en découvrir plus à l'intérieur...


- Ah... Voilà qui est mieux... Je n'aime pas me sentir menacé par une arme...

- ... Lâ-chez-moi !

- Tout doux... Il faut savoir profiter du temps qui est à notre disposition... Sympa le collier...



Alors qu'elle me fusillait du regard en portant sa main libre sur le petit trèfle noir qui ornait son cou, je ne peux m'empêcher de sourire. Et je finis par lui libérer sa deuxième main, puisque de toute façon, je ne crains pas grand chose et qu'il vaut mieux qu'elle voit que je suis confiant....Mais vraiment, elle a un caractère comme je les aimes !


- Voilà... Tout doux... Je ne te veux pas de mal moi... Au contraire...

- ...

- Hum... Tu n'es pas très bavarde toi... Alors soit, je vais répondre à ta question... Je ne vais pas te mentir, je te suis depuis un petit moment déjà... Tu m'as intrigué à partir de bonne heure avec cet accoutrement bizarre... Et j'ai plutôt bien fait on dirait hein ?

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Laisse moi tranquille. Je n'ai pas besoin d'aide.

- Aha ! Coriace toi ! Le soucis vois tu c'est que je me suis toujours promis de défendre les jeunes et très jolies jeunes filles... Alors je ne peux pas me résoudre à t'abandonner comme cela à une mort certaine... Cela va contre mes principes.

- Je n'ai que faire de tes principes. Je t'ai dit je n'ai pas besoin d'aide. Je me débrouille très bien toute seule.

- Ah bon... Dans ce cas... Cela change tout... Dommage, j'étais sûr que ma voiture t'aurais plue...

- ...



Quelques minutes plus tard, la jeune fille avait changé d'avis et après m'être présenté face à un mur, nous repartons dans ma Mini.

Une heure plus tard, nous nous sommes arrêté pour que la jeune femme s'absente quelques minutes.... Ce n'était pas plus mal...Cela fait maintenant une bonne demi-heure que j'avais repéré les motos de la bande d'Eva qui se rapprochaient... En quelques secondes, le groupe nous avait rattrapé et s'arrêta à ma hauteur.



- Eh bien Björn, tu m'attendais ?

- Eva ! Quelle surprise ! Je te manquais tellement que tu as décidé de venir me retrouver ?

- La ferme, connard ! Je suis venue récupérer MA voiture !

- TA voiture ? Je n'en vois qu'une ici, celle que tu m'as donné il y a quelques jours...

- Si tu meurs, elle redeviendra ma propriété, non ?

- Hum.... Je pense que oui...


A ces mots, le groupe de Biker se jeta sur moi. Je réussis à en repousser deux mais les deux autres me choppèrent les bras. Eva s'approcha sur ses entrefaites et me donne un magnifique coup de genou dans les valseuses. Le choc me coupa le souffle et me fit lâcher mon Zippo.

Eva en profite pour le récupérer et l'allumer. Pendant ce temps là, les deux autres avait ouvert mon réservoir et siphonner le carburant pour qu'il s'écoule sur le goudron. Avec un regard sadique, la jeune Eva jeta le zippo allumé dans l'essence qui prit feu instantanément et alla exploser le réservoir de la Mini qui fit un bond de plusieurs mètres de hauteur...

Alors que ma voiture explosait littéralement, Eva explosait de rire et remonta sur sa bécane. Je me releva avec grand peine et soudain, des flammes m'entourèrent et au vue de la surprise se lisant sur les visages des motards, cela devait être la première fois qu'ils rencontraient quelqu'un avec des pouvoirs.

Sans état d'âme, je dirige mes flammes vers les motards qui hurlent sous le déluge de feu qui s'abat sur eux. L'air s'emplit d'une odeur de chair brulé que vient titiller mes narines, provoquant un certain plaisir... Puis je me souviens que ma bagnole crame avec dedans, tout ce qui est précieux à mes yeux et à ceux de la jeune fille qui m'accompagne....

Sans vraiment réfléchir, je plonge au milieu du brasier et cherche à tâtons ce que je peux sauver... C'est là que j'apprécie ce pouvoir, il me permet de résister au flammes et aux grandes chaleur...

La suite est simple : je ressors bredouille et je vois la jeune fille me tourner le dos et partir d'un pas rageur. J'essaye de la rattraper, de m'expliquer, on s'engueule et un 4x4 s'arrête à notre hauteur. Le conducteur s'adresse à ma passagère et cette dernière monte à la place du mort par la fenêtre... En désespoir de cause, je saute sur le toit et décide de ne pas rester tout seul, mais surtout de pouvoir lui expliquer ce qu'il s'est vraiment passé....
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Yohan Moran
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MessageSujet: Re: Sur les routes   Lun 7 Déc - 21:33

-Je ne le connais pas je vous rassure… Il ne connait même pas mon nom … Roulez, il finira bien par tombé un jour… lui dit la jeune fille avec une froideur et une résolution à toute épreuve à en glacé le sang .

-Heu… o…ok …

Le jeune homme se mit alors à accéléré, lentement au début, puis toujours en augmentation constante, et atteint finalement sa vitesse maximal en se disant que le blondinet à du tombé maintenant.
Les minutes passèrent et le silence s’était installé dans le véhicule, il roulait sur une ligne droite depuis qu’il avait pris l’autostoppeuse et elle s’étendait encore jusqu’à l’horizon. Yohan en profita alors pour poser quelque question à sa passagère.

-Et … heu … vous vous appelez ?

- …

Toujours le silence, la jeune fille devait penser qu’il la draguait au vu de la grimace qu’elle avait fait en regardant les paysage ravagé depuis un an maintenant.

-Ok … Moi c’est Yohan, Yohan Moran, je pense que c’est mieux de me présenter avant hein, lui disait-il en la regardant et en souriant.

-… Emilie … ATTENTION DEVANT !!!

D’un mouvement vif, Yohan tourna son regard devant lui et aperçu un animal à 5 mètre à peine d’eux.

-Une vache ? Mais elle n’était pas la tout à l’heure !!

Trop tard pour freiné, d’un coup de volant, le chauffeur esquiva de justesse le bovin, puis d’un autre coup de volant , mais cette fois dans le sens inverse, se stabilisant et en se remettant sur la route. Puis le coup de frein sec, une silhouette qui vole et qui se crash au sol. Les deux jeune gens sorti de la voiture pour voir ce qu’il se passait.

-Aïe aïe aïe … tu pourrais freiner un peu plus doucement quand même …

C’était le blondinet qui était toujours sur le toit apparemment …

-Mais … mais … tu es toujours la toi ?! demanda la jeune fille étonnée de le revoir

Le jeune homme se releva doucement, frappant sur ses habits pour enlever la poussière qu’il avait accumulé pendant sa chute. Il passa rapidement une main dans ses cheveux et pris une pose de dragueur.

-Héhé , inquiète pour moi ? Tu sais que sa me touche beaucoup, disait-il tout en se rapprochant de la jeune fille en passant son bras droit autour de son cou, je savais que mon charme ne t’étais pas indifférent.

Puis le blondinet grimassa de douleur, et pour cause, Emile lui donna un bon coup de genoux dans ses partie intime qui sont certainement devenu stérile avec la force du coup et s’écroula doucement au sol en se tenant l’entre-jambe.

-La prochaine fois, réfléchis avant de me touché, sa t’évitera des ennuies, affirma-t-elle en remettant sa capuche sur sa tête, tsss … tous pareil, puis elle regarda son chauffeur froidement, Yohan c’est sa ? En route, ne t’en fais pas pour cet imbécile et n’hésite pas à lui rouler dessus en repartant.

Un frisson parcourra le jeune conducteur et tourna la tête vers le blondinet semblant souffrir avec lui …

-Mais … on ne peux pas le laisser ici au milieu de nul part … dit-il tout en l’aidant à le relevé

La jeune fille s’était déjà réinstallé à sa place de passager.

-Fais-en ce que tu veux, mais dépêche toi !

-Quel tête de mule … murmura-t-il

-Héhé … tout à fait mon type de femme, dit le blondin tout en relevant difficilement la tête avec les larmes aux yeux, mais deux coup dans la même journée et au même endroit, sa fait peut-être un peu trop …

Yohan le coucha sur la banquette arrière du 4x4 et repris la route tout les trois. Pendant une demi-heure, le silence régnait en maître dans le véhicule, les jeunes gens n’entendaient que le bruit du moteur de la machine et le vent qui traversait l’intérieur. Le conducteur regarda dans son rétroviseur pour regarder le blondinet

-Alors, tu t’appelles comment ?

Le passager arrière se redressa et se mit assis s’appuyant ainsi sur les deux siège avant.

-Moi je suis Björn Henriksen, beau jeune homme et protecteur des jeunes filles en détresse, enchanter, tout en lançant un clin d’œil à la demoiselle en attendant une réponse.

-Je ne te fait pas confiance, alors tu peux toujours courir pour avoir mon nom

-Moi c’est Yohan Moran, enchanter … Björn … Henriksen … j’ai l’impression d’avoir déjà entendu sa quelque part … qu’est-ce que tu faisait avant la catastrophe ?

-J’étais journaliste pour le journal « le Monde », je résolvais des affaires d’enlèvement avec la police

Puis un déclique se fit dans la tête de Yohan

-«Björn le chercheur de femme » ? Le journaliste/enquêteur ? Wow ! J’ai lu tout vos articles avant les 7 jours de feu !

Emilie regarda le chauffeur un peu bizarrement en sourcillant

-Tu connais ce cafard ?

-Si je le connais ? Mais c’est une légende vivante ! Il a résolu une dizaine d’affaire d’enlèvement de femme en l’espace d’un an et demi !

-Héhé, je suis un peu gêné, mais ce que j’ai fait n’a rien d’extraordinaire …

-Tu plaisantes ? Même la police n’a pas pu…

Un grésillement dans la radio l’interrompra puis une explosion, assez lointaine, puis une épaisse fumée noire à une trentaine de kilomètres. Puis une voix de femme avec, en fond, des bruits de tir de mitrailleuse.

-*grésillement* Ici le camp Utopiens Sirap … demandons de l’aide à quiconque entendant ce message radio *explosion* nous sommes attaqués par des dystopiens fortement armé, certain d’entre eux ont des pouvoirs *explosion* nous ne pourront résister encore très longtemps, nous avons des enfants en bas âge et des personne âgées, s’il vous plait venez nous aidés ! *grésillement*

Yohan, serra les dents, tenait fermement le volant et accéléra.

-Ok, dans 15 minute on y est, j’espère qu’ils vont tenir jusque la …

Au loin, ils entendaient les mitrailleuses et les explosion. Le ciel s’assombrissait toujours plus, présagent de forte et abondante pluie, le vent s’était encore renforcé associé à un froid glacial.

-Mais … pourquoi veux-tu les sauver ? demanda Emilie

-Est-ce qu’il faut toujours avoir une bonne raison pour vouloir sauvé des gens ? Surtout lorsqu’ils sont sans arme et sans défense ?

Un lourd silence planait dans le véhicile pendant un long moment. Plus ils se rapprochaient du camp Utopiens, plus ils devaient slalomer entre les carcasses de véhicules et autres objets métalliques jusqu’à ce que la route soit barré par deux jeeps en bon état malgré la boue et autre impacte de balle. Yohan descendit du 4x4 pour aller inspecté les deux véhicules, personne à l’intérieur, certainement une embuscade, mais à peine eu le temps de penser que trois individus avec des foulards sur le visage se dressait devant lui. Deux hommes et une femmes apparemment, bien armé, et pointant leurs mitraillettes sur le jeune homme. Celui-ci leva lentement les bras .

-Ecoutez, nous ne vous voulons aucun mal, on veux juste passé pour…

Puis un coup de feu, une balle lui frôlant la joue droite.

-La ferme connard ! ,lui disait la fille en s’approchant de lui tout en faisant signe au deux autre passager de descendre du 4x4

Elle les inspecta minutieusement de la tête aux pied sous tout les angles pendant quelques minutes .Il n’avait pas le temps de se faire retardé par des sous-fifre, il faillais agir …
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Emilie Jade
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MessageSujet: Re: Sur les routes   Jeu 10 Déc - 21:43

Je déteste les gens... Qu'est qu'ils peuvent être agaçants et énervants... Rien que le fait de les écouter parler m'exaspère... Ils peuvent vraiment être d'une telle futilité parfois... Comme si le nom d'une personne pouvait être d'une importance capitale. Non mais vraiment, je pourrais dire n'importe quel autre nom qu'Emilie, ces idiots ne se douteraient même pas que je leur ai menti... Enfin, au moins mon nouveau chauffeur n'était pas aussi débile que le blondinet qui était encore plus exaspérant que n'importe quel autre bétail encore vivant dans ce triste monde. Sérieusement, plus collant on ne trouve pas... Et j'avais l'impression que ce pot de colle ne semblait agir que sur moi... Et ça avait le don de m'énerver... Surtout qu'il ne m'était plus d'aucune utilité...

Le chauffeur finit donc par faire ce que je lui dis. C'était plutôt un bon point en sa faveur, il savait être intelligent parfois... Et moi j'étais satisfaite. Satisfaite de m'être enfin débarrassée de ce blondinet... Bon mignon certes mais... Blondinet quand même... Je ne pris même pas la peine de me retourner pour m'assurer qu'il était bien tombé à terre. A vrai dire, je n'avais absolument pas mesuré qu'il pouvait être plus collant que je ne le pensais et dans tous les sens du terme... Il n'allait pas être évident de m'en séparer c'était sûr d'avance... Il ne me restait plus qu'à prier ma chance... Puis, c'est le moment que choisit le jeune brun pour se la jouer au blondinet stupide...


-Et … heu … vous vous appelez ?


- ...


Honnêtement... Il croyait vraiment que j'allais lui répondre...? Moi qui était désagréable au possible et qui faisait tout pour ne pas parler depuis qu'on était parti et était sensé nous être débarrassé de ce pot de colle...? Il était hors de question que je lui réponde... Encore moins de le lui dire sans connaître d'abord le sien... Question de principe. Alors, à la place, mon mécontentement s'exprima de lui-même par une belle petite moue. Mais j'ai eu un moment de faiblesse... C'est vrai qu'il avait l'air tout gentil avec son sourire... Il donnait envie de lui faire confiance... Et j'ai fait mon ruminant de base...


- Ok … Moi c’est Yohan, Yohan Moran, je pense que c’est mieux de me présenter avant hein?


- … Emilie … ATTENTION DEVANT !!!


Non mais quel idiot! Franchement, il avait eu son permis dans une pochette surprise ou quoi? Non... A mon avis il ne l'avait pas... Parce que même ma grand-mère à moitié aveugle aurait regardé tout le temps devant elle au lieu de sourire et de perturber les demoiselles d'à-côté... Maudissant la stupidité des hommes je me crispais sur mon siège, m'agrippant à tout ce qui pouvait l'être en prévision de l'énorme secousse qui n'allait pas tarder arriver...


- Une vache ? Mais elle n’était pas la tout à l’heure !!


Non sérieux?!! Franchement ca m'étonne grandement... Vraiment, c'est pourtant très connu que les vaches prennent un malin plaisir à passer leur vie sur une autoroute à ne pas bouger d'un pousse jusqu'à ce que la faim les fasse crever... Non mais franchement, il en avait de bonnes lui... Il aurait dû faire polytechnique avant de... Enfin bref... En tout cas j'étais bien trop occupée à ne pas me retrouver la tête contre quelques chose de très dur pour lui dire tout ce dont je pensais... Et puis juste après, j'ai vu qu'un espèce de corps bizarre tombait durement sur le bitume... Et je dois bien avouer que j'avais un très mauvais pressentiment...

C'était le blondinet... J'étais vraiment énervée de le revoir lui alors que je m'étais presque mise à sauter de joie dans la voiture en apprenant que je ne le reverrais pas... Et ça a vraiment été le pompom lorsqu'il s'est mis à me faire son petit numéro de drague à deux cacahuètes et demi... Bref, il l'a bien mérité son coup dans ses bijoux de famille... Surtout qu'il a osé me toucher ce pervers!! Déjà que je ne supportais plus être avec d'autres personnes mais d'être touchée... Ca me mettait hors de moi... Surtout lorsque cela venait d'une personne en qui je n'avais absolument pas conscience. Il avait l'air d'être un bon coureur de jupon qui se barre dès qu'il a eu ce qu'il veut... Et je n'étais absolument pas tenté par ce genre de mec. En clair, il avait perdu d'avance. Alors je me suis juste contentée de sortir une de mes fameuses phrases sanglantes en retournant tranquillement dans la voiture, pas du tout intéressée par le sort du blondinet...

Mais il a fallu que le petit brun s'inquiète du petit blondinet... Décidément, il sera très dur pour moi de m'en séparer... Alors, les ignorant superbement, j'attendis tranquillement qu'ils montent tous les deux dans le véhicule pour qu'enfin nous nous mettions en route. Puis, il y eut un gros blanc. C'était bien, le silence. Juste le bruit du moteur, le bruit des irrégularités de la route et les obstacles que devaient contourner notre chauffeur. Juste le silence et le paysage qui défilait devant nos yeux. Paysages dévastés mais paysages quand même... Même détruite, la nature reste belle... Mais malheureusement ce bonheur ne dura que pendant une petite demi-heure...


- Alors, tu t’appelles comment ?


- Moi je suis Björn Henriksen, beau jeune homme et protecteur des jeunes filles en détresse, enchanté.


Le blondinet venait de se redresser entre nos deux sièges en m'adressant un petit clin d'oeil ridicule... Il nous refaisait le coup du séducteur à deux cacahuètes et demi... J'ai extrêmement résisté pour ne pas lui mettre mon coude entre deux de ses côtes... Mais je savais très bien ce qu'il attendait que je fasse en me regardant comme ca avec cette tête de poisson rouge pas frais... Il voulait connaître mon nom et c'était toujours hors de question... Alors à la place, je lui répondais froidement, tournant ma tête vers la fenêtre pour ne plus voir sa tête :


- Je ne te fais pas confiance, alors tu peux toujours courir pour avoir mon nom.

- Moi c’est Yohan Moran, enchanté … Björn … Henriksen … J’ai l’impression d’avoir déjà entendu ca quelque part … Qu’est-ce que tu faisais avant la catastrophe ?

- J’étais journaliste pour le journal « le Monde », je résolvais des affaires d’enlèvement avec la police.

- «Björn le chercheur de femme » ? Le journaliste/enquêteur ? Wow ! J’ai lu tout vos articles avant les 7 jours de feu !

* Bin Voyons... Chercheur de femmes... Pourquoi ca ne m'étonne même pas.... Et comment il peu connaître cet idiot lui...? Oo *

- Tu connais ce cafard ?


- Si je le connais ? Mais c’est une légende vivante ! Il a résolu une dizaine d’affaires d’enlèvement de femme en l’espace d’un an et demi !

- Héhé, je suis un peu gêné, mais ce que j’ai fait n’a rien d’extraordinaire …

- Tu plaisantes ? Même la police n’a pas pu…


J'étais réellement étonnée... Je n'avais jamais lu d'articles dans ce genre pour ma part... Et je dois dire que je ne me doutais absolument pas qu'un gars comme le blondinet puisse avoir fait quelque chose de bien dans sa vie... A part draguer bien sûr... Peut être qu'il ne faisait ca que pour avoir la faveur des femmes qu'il a retrouvé... Hum... En tout cas, c'était louche cette affaire... Vraiment étonnant... Enfin, cela avait plus tellement d'importance à présent... Le passé n'avait plus aucune valeur, on vivait au jour le jour maintenant... Ce qui avait de l'importance en revanche... C'était cet appel radio...



- *Grésillement* Ici le camp Utopiens Sirap … Demandons de l’aide à quiconque entendant ce message radio *Explosion* Nous sommes attaqués par des dystopiens fortement armés, certains d’entre eux ont des pouvoirs *Explosion* Nous ne pourrons résister encore très longtemps, nous avons des enfants en bas âge et des personne âgées, s’il vous plait venez nous aider ! *Grésillement*


Ca c'était du message... Un message que je n'aime absolument pas... C'était quoi cette histoire d'utopiens et de dystopiens..? Et Sirap...? Etais je restée trop longtemps enfermée dans mes catacombes...? Et pourquoi les gens s'attaquaient ils entre eux...? Il n'y avait déjà pas assez eu de morts avec ces sept jours de feu...? Il faut encore que les hommes soient stupides et s'entre-tuent? Cela me mettait hors de moi... Mais bon, c'était leur problème... Les gens stupides s'entre-tuent entre eux si ca leur fait plaisir... C'était bête pour les enfants qui étaient dans le lot et qui n'avaient rien fait mais bon... C'était la vie... Mais apparemment, c'était de la première gravité vu que le petit brun a tout de suite voulu leur venir en aide...


- Ok, dans 15 minute on y est, j’espère qu’ils vont tenir jusque là …

- Mais … Pourquoi veux-tu les sauver ?

- Est-ce qu’il faut toujours avoir une bonne raison pour vouloir sauver des gens ? Surtout lorsqu’ils sont sans arme et sans défense ?

- ...


Je ne comprenais pas grand chose... Non, en fait je ne comprenais pas du tout... Tout ce qu'il se passait m'étais totalement obscur... Cette histoire utopien / dystopien ne me concernait même pas... Je ne savais rien de ce conflit donc je ne pouvais même pas dire quoique ce soit, si c'était bien ou non d'aller aider tel ou tel camp... Mais surtout... Ce n'était pas tant ca mais plutot les quelques précisions du message: très armés... Pouvoirs... Ces deux mots suffisaient à me rebuter d'y aller. C'était trop dangereux et j'allais sûrement y laisser ma peau, surtout avec un pouvoir comme le mien... On pouvait presque considérer que je n'en avais pas d'ailleurs... Humph... Mais bon... C'était lui le conducteur... Je n'avais vraiment pas le choix...

Alors, un silence de mort retentit dans la voiture... Après tout, il n'y avait pas vraiment de quoi se marrer ou de quoi parler comme si de rien n'était... Les bruits extérieurs étaient assez explicites comme cela... Les explosions, les mitraillettes... Tout ca couplé au paysage apocalyptique qui se faisait plus intense au fur et à mesure que l'on se rapprochait de la zone de combat... On ne peut pas dire que j'allais danser la gigue... Non. J'étais crispée. Mes dents en grinçaient presque. Tout mon organisme était tordu et prêt au combat. Je réfléchissais froidement, faisant fi de mes sentiments, me concentrant sur ce que je voyais...

Et ca puait le piège à des kilomètres à la ronde ces deux voitures... Je me demandais comment le petit brun avait été aussi stupide... C'est vrai quoi... Les voitures comme ça, bien alignées en travers de la route, ayant l'air encore tout à fait utilisables... C'était rarement là pour faire joli... Notre chauffeur descendit donc pour examiner les deux voitures. Björn et moi nous nous contentions d'observer la scène. Enfin, en apparence seulement... Moi personnellement, j'avait déjà sorti un de mes poignards de ma botte noire... Puis, discrètement, je soufflais ces mots à Björn qui acquiesça discrètement de la tête, devenu presque aussi sérieux que moi:



- J'espère qu'il t'en reste dans le paquet blondinet parce qu'on va en avoir besoin tout de suite là...


Le blondinet acquiesça, jouant rapidement avec son briquet comme s'il était très excité ou qu'il était juste stressé ou apeuré. enfin, quoiqu'il en soit, je m'en foutais un peu car j'avais à peine dit ca que le piège se déclencha, trois hommes et femme armés jusqu'aux dents venant nous menacer... Le brun fit en sortes de leur faire comprendre qu'on ne voulait pas de mal mais la femme ne l'entendait pas ainsi... Elle devint rapidement violente et tyrannique alors que les deux autres hommes se rapprochaient de la jeep pour nous forcer à nous menacer pour en descendre... Soupirant à peine, j'ouvris la portière et en la fermant, j'adressai un clin d'oeil au blondinet pour lui faire passer le message que je m'occuper des deux là et qu'il devait se charger de la femme. Puis, en me retournant, je laissais tomber ma capuche, attirant immédiatement le regard des deux hommes que je fis en sorte de capturer à moi pour toujours par maints stratagèmes comme en me recoiffant sensuellement, en me penchant pour refaire mes lacets de botte laissant une belle vue sur mon décolleté ou encore en leur adressant des sourires freedent charmeurs. Même derrière leur casque de protection je pouvais voir leurs yeux rivés vers moi tandis que Björn se rapprochait du brun et de la femme qui semblait être le chef.


- Hey! Les mecs, qu'est ce que vous foutez ! Réveillez vous et ramenez la moi avec les deux là...


Les deux hommes n'eurent même pas eu le temps de se ressaisir que je leur coupais immédiatement le souffle par des petits coups puissants tapés par la tranche de la main sur leur cou à l'air libre entre leur casque et le reste de la combinaison. Les deux hommes se plièrent en deux immédiatement, laissant tomber leur armes que je ramassais rapidement tandis qu'ils étaient en train de respirer à grandes bouffées d'air difficilement. Puis, alors que la fille reprenait ses esprits après sa surprise, tendant sa mitraillette vers moi pour m'arrêter, se retrouva avec une balle logée dans le gant, la faisant hurler de douleur et accessoirement en la désarmant. Le regard dur, je jetais une mitraillette ramassée au blondinet en lui balançant un : "Merci pour ton aide..." et me dépêchant de rentrer dans une des jeeps qui bloquait le passage, faisant en sorte de trafiquer le démarreur pour qu'il démarre sans clé.


- Allez, tout le monde sa voiture! Yohan, montre nous le chemin!



Rapidement, mes deux "compagnons" s'activèrent et montèrent chacun dans une voiture, la deuxième jeep du piège et celle initiale, le blondinet mettant plus de temps à démarrer car trafiquant également la voiture pour la faire démarrer. Après un moment, trois voitures rapides slalomaient entre les débris, se dirigeant droit vers un campement qui lâchait d'énormes volutes de fumée...
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Björn Henriksen
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MessageSujet: Re: Sur les routes   Mer 27 Jan - 22:59

Allongé sur le toit du 4x4, je contemple le paysage ravagé qui défile sous mes yeux à une vitesse assez impressionnante pour quelqu'un qui est simplement agrippé aux barres de toit. Le spectacle avait quelque chose de déprimant et de rassurant à la fois. En effet, la désolation était partout, il restait peu de choses encore debout dans ce coin là et même l'autoroute n'était pas intact. Cette vision était accompagnée par un calme oppressant ms reposant, que seul le bruit de la voiture brisait.

Les minutes passe et forme une demi-heure.... Soudain j'entends la douce voix de la jeune femme à l'intérieur de la voiture intimant poliment et fortement au chauffeur de regarder devant lui. Ce que je fais en même temps que lui apparemment.... Mon temps de réaction a surement été meilleur que le sien puisque j'arrive à raffermir ma prise sur les barres avant qu'il ne décide de donner un grand coup de volant pour éviter le bovin, un deuxième pour se remettre d'aplomb sur la route et un coup de frein pour finir. Malheureusement, je n'ai pas réussi à tenir lors du freinage et fini ma course quelques mètres plus loin dans la poussière....


- Aïe aïe aïe.... Tu pourrais freiner plus doucement quand même....

- Mais.... Mais.... Tu es toujours là toi ?!

- Hé hé... Inquiète pour moi ? dis-je en me relevant et en m'époussetant. Tu sais que ça me touche beaucoup ? Je savais que mon charme ne t'étais pas indifférent...


Et là, je fais une erreur de débutant : j'essaye de passer mon bras autour de son cou.... Normalement je ne le fais qu'après avoir obtenu quelques informations sur mes proies...Comment ai-je pu être aussi négligent....Bref, le résultat est que je sens une douleur aigüe dans mes parties sensibles et que je vois des étoiles, puis le sol vient à ma rencontre....

Je n'entends rien de ce qui se dit après à cause du sang qui bat contre ma tempe et de la douleur que j'essaye de calmer.... Puis je sens que quelqu'un essaye de me relever et me porte vers la voiture.... Essayons de garder un peu de dignité, ok ?


- Héhé... Tout à fait mon style de femmes.....Mais deux coups dans la même journée et au même endroit, ça fait ptete un peu trop....


Je m'allonge sur la banquette arrière et sombre dans un sommeil presque comateux à cause de la douleur encore présente et forte... Une demi-heure plus tard, j'ouvre à nouveaux les yeux et j'entends le conducteur me poser une question....


- Alors, tu t'appelles comment ?

- Moi je suis Björn Henriksen, beau jeune homme et protecteur des jeunes filles en détresse, dis-je en me redressant sur la banquette. Enchanter !

- Je ne te fais pas confiance, alors tu peux courir pour avoir mon nom....


Il s'avère que mon conducteur se nomme Yohan Moran et a suivit ma petite carrière de journaliste/enquêteur... J'aurais préféré que ce soit la demoiselle qui me complimente... On peut toujours rêver non ?

Soudain, un message provenant d'un QG de réfugies est transmis par la radio du 4x4.... Une histoire de camp Utopien attaqué par des gens armés jusqu'aux dents....Ce qui attire mon attention est le fait que certains des assaillants ont des pouvoirs. En plus Yohan dit qu'on y est dans un 15 minutes ? Nickel ! On va pouvoir s'amuser !!

Le temps passe lentement quand on a rien à faire... Et c'est exactement ce qui se passe dans une voiture où règne un silence morbide....Pour m'occuper, je regarde le paysage défiler en faisant jouer le mécanisme de mon Zippo.

Soudain, la voiture ralentit et Yohan descend. Deux voitures alignées au milieu des carcasse de véhicules bloquent la route. Un piège....Et l'autre qui s'approche encore... C'est alors, contre toute attente, que la jeune femme devant moi m'adresse la parole pour ne pas m'agresser.



- J'espère qu'il t'en reste dans le paquet, blondinet, parce qu'on va en avoir besoin tout de suite, là...


J'ai envie de rétorquer que vu le coup qu'elle m'a donné tout à l'heure, faudrait qu'elle vérifie, mais je n'ose pas vu la scène qui se déroule maintenant devant mes yeux. Une femme tient en joue notre conducteur et deux hommes, mitrailleuse en main, s'approche de nous pour nous faire menacer surement.

Tandis que la demoiselle sort de la jeep d'un côté, je descends de l'autre et m'approche de la femme armée elle aussi d'une mitraillette en jouant avec mon briquet.... Arrivant à sa hauteur, je lui demande si je peux allumer une cigarette, ce qu'elle m'autorise.

Profitant de cette occasion, j'allume mon zippo et m'en sers pour effectivement allumer m clope, mais juste avant de refermer, j'envoie la flamme du zippo à l'intérieur du canon de la mitraillette pointée sur nous afin de fondre le percuteur au moment où la femme, dont la beauté est largement inférieur à celle de notre « amie », rappelle à l'ordre ses deux compères.

L'instant d'après, cette fameuse amie m'envoie l'une des mitrailleuses qu'elle a récolté, après avoir tiré dans la main de l'autre femme, en m'adressant un : « Merci pour le coup de main... » accompagné par un regard furieux. Je n'ai même pas le temps de lui répondre qu'elle s'engouffre déjà dans une des jeeps barrant la route et la fait démarrer en trafiquant les fils.



- Allez ! Tout le monde sa voiture ! Yohan, tu nous montre le chemin !


Je me dirige donc rapidement vers la deuxième bagnole qui barre la route et la démarre aussi..... Et c'est ainsi que se retrouvent à slalomer entre les restes de voitures, trois jeeps qui se dirigent vers les coups de feu et les explosions....


- Mon Dieu.... Quelle journée...
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